Képi blanc 10 – épopée marocaine

GR devant les troupes oranaises
La légion étrangère
Le général Richert présent devant ses troupes[/caption]Ce ne fut ni la première, ni la dernière des mille extravagances, plaisanteries, incartades et autres exploits à la hussarde, accomplies par notre fougueux Général Sundgauvien. Ce qui ne lui valut pas que des compliments, au cours de sa carrière. Toujours est il

Que depuis lors le Képi Blanc a été officiellement adopté par l’ensemble des régiments de la Légion.

L932 est l’année des attaques sanglantes qui valent au Colonel Richert la brillante citation suivante.

«  Comme commandant du groupe, a pris le premier mai l932, une part décisive dans l’opération de forcement des cluses de Targount, obligeant à Laggouach, par une mesure hardie, un groupement der dissidents menaçants, à mettre bas les armes. Le l3 juillet, à An-efgou, a atteint tous les objectifs, malgré de grandes difficultés de terrain et par une habile intervention a dégagé un convoi aux prises avec les dissidents. En septembre, après avoir préparé avec une inlassable ténacité la progression de son groupement, s’est emparé, de haute lutte, le cinq et le sept du Tazigzeout. S’y est maintenu malgré les contre attaques et a exploité son succès avec autant de sens tactique que d’énergie, jusqu’à la capitulation complête de son adversaire. A obtenu ce brillant succès grâce à l’ardeur et à l’esprit de sacrifice qu’il a su comme chef de corps du 2ème Régiment Etrtanger, inspirer à ses Bataillons ».

 

l933 c’est l’achèvement de la pacification, du Grand Atlas. Le Colonel Richert y- prend part et après les combats de Tanrecht et du Tanghart, pénètre avec son groupement dans la Haute vallée de l’Asil Melloul à 25OO mêtres d’altitude. A1 la suite des combats de Djebel Hamdou et de L’Ouksersar, les derniers dissidents capitulent.

Richert reçoit la cravate de Commandeur de la Légion d’Honneur. C’est la fin de son épopée marocaine.

En juillet l934, il est affecté à la subdivision d’Epinal. On lui a donné à comprendre qu’un séjour dans la métropôle s’imposait, en vue de l’attribution des premières étoiles. Il lui plaisait, il est vrai de revenir en Europe, alors que l’athmosphère était déjà chargée d’électricité à la veille du plébiscite de la Sarre, en janvier l935.

A peine arrivé, il prend part aux manœuvres du Corps d’Armée, et inspecte la ligne Maginot, dont il doit commander le secteur de Bitche, en cas de mobilisation.

Il découvre, au cours de ses inspections, une armée française figée dans sa victoire de l9l8 et n’ayant pas suivi, comme sa voisine d’en face, le rythme du progrès.

Au début de l935, il reçoit le commandement de la Brigade Nord Africaine de Toul, qui effectue, chaque année, des travaux entre Puttelange et Saint-Avold, en prolongement de la ligne Maginot.

Il critique ouvertement et vertement l’insuffisance de notre protection de la zône Nord par où il est indibutable que passeront à nouveau les allemands, ce qui n’est pas pour plaire au grand Etat Major.

Mars l936 le voit parvenir au grade de Général de Brigade et ;, à cet instant il songe d’aller offrir ses services à Tchank-Kaï-Tcheck, quant une affectation nouvelle, au Maroc, en juillet l936, le décide à ne pas abandonner la carrière militaire.

Il arrive au Sultanat pour remplacer, au pied levé, le Commandant de la Région de Fez, poste qui n’est pas de tout repos.

Il doit d’abord faire face aux nationalistes marocains, qui demandent une plus grande autonomie administrative. Il lui faut remédier, également, à l’insuffissance de notre protection, le long de la zône Espagnole, en pleine effervescence depuis le déclenchement de la guerre civile en Espagne. Enfin il lui faut s’adapter aux initiatives nouvelles et pleines de hardiesse du nouveau résident général, monsieur Peyrouton.

Le Général Richert se montre à la hauteur de sa tâche, faisant face, avec sérénité à toutes les difficultés. Mais il a compté sans les remous de la Politique Française et, en octobre l936, Peyrouton sacrifié par le Front Populaire, doit céder sa place au Général Noguès, précisément en mauvais termes avec Richert, depuis des lustres.

Aussi, en avril l937, Richert est il remplacé comme administrateur de la région de Fez et ne garde que le titre de Commandant des troupes.

C’est en cette qualité qu’il entreprend la drôle de guerre. En l939 il mobilise et groupe à Oran la 8ème Division Nord Africaine. Au moment où elle s’apprête à partir pour la Syrie, le Général est affecté à Bizerte, comme adjoint de Préfet Maritume.

Il commande les troupes de la région fortifiée de Bizerte et organise la défense de la côte contre les attaques éventuelles venant de la Lybie.

En mai l94O, lors de l’entrée de l’Italie en guerre, le Général Noguès l’envoie à Béjà en Tunisie, avec ordre de former, avec les dépôts Algériens et Marocains, une nouvelle Division indigène.

A l’armistice, la Division en formation à Béjà est dissoute et Richert se voit confier le commandement de la l8Oème Division d’Infanterie, entre Sousse et la ligne de Mareth, couvrant la Tunisie face à la lybie.