Dominique Richert sera présent Au Mémorial de Haute-Alsace

Le Mémorial de Haute-Alsace se profile: Extrait de l'article parru dans LALSACE.fr

Le Mémorial de Haute-Alsace se profile Imaginé comme un futur haut-lieu du tourisme de mémoire dans le Sud Alsace, le projet de mémorial autour de la Grande Guerre fait son chemin sous la houlette d’un comité scientifique réunissant élus, historiens, associations locales, archéologue et autres acteurs du tourisme. Avec une idée maîtresse : aller au-delà du seul aspect militaire pour faire écho à l’histoire singulière de l’Alsace. Aujourd'hui 05:00 par Vivian Millet , actualisé Hier à 19:45 Vu 887 fois « Ça avance bien », assure le maire de Dannemarie, Paul Mumbach, qui imagine déjà sans mal les cohortes de touristes français et étrangers défilant dans le fameux bâtiment en briques rouges hérité de l’époque Peugeot Scooters. Un bâtiment dont il s’agira de conserver le cachet « années 20 », tout en l’adaptant à sa nouvelle vocation et en le faisant entrer pleinement dans le XXIe siècle, notamment sur le plan énergétique. La mission avait été confiée à Johann Froeliger, du cabinet mulhousien FFW Architecture, chargé d’imaginer une réhabilitation du lieu en accord avec sa future dimension pédagogique. Rappelons que ce projet de Mémorial de Haute-Alsace avait été lancé dans la foulée de l’exposition sur la Guerre 14-18 de l’association Les Tranchées oubliées, expo qui avait attiré quelque 11 000 visiteurs entre 2015 et 2016 (public scolaire compris). Selon les premières projections avancées par la Ville de Dannemarie, qui porte le projet, le futur mémorial pourrait, lui, faire entre 20 000 et 25 000 entrées par an. Une manne touristique forcément bienvenue pour le Sundgau, même si le maire Paul Mumbach déplore déjà « un vrai manque en termes d’hébergement dans le secteur ».

Scénographie et muséographie Avant le premier coup de pioche, il s’agit d’avancer sur le contenu du futur espace d’exposition et des différentes thématiques qui y seront mises en avant. C’est aussi l’enjeu du travail muséographique et scénographique, dont la maîtrise d’œuvre vient d’être confiée à l’agence Présence, basée dans les Hauts-de-France. « Sept candidats avaient répondu à l’appel d’offres, dont un cabinet italien », précise Paul Mumbach. L’entreprise retenue aura la lourde tâche de mettre en valeur la riche collection de l’association Les Tranchées oubliées, qui compte entre 10 000 et 15 000 pièces, armes, uniformes, vestiges du front ou documents d’époque. Tout en collant à un parti pris : celui de mêler faits de guerre et souffrances civiles pour évoquer l’histoire douloureuse de l’Alsace en général et du Sundgau en particulier.

Une vitrine de l’histoire locale

Outre le comité de pilotage à l’œuvre sous la houlette de la mairie, le projet mobilise donc un comité scientifique rassemblant des historiens et universitaires, un archéologue de la Drac (Direction régionale des affaires culturelles), des élus, un représentant de l’office de tourisme Sundgau-Sud Alsace ainsi que les responsables de plusieurs associations, du Kilianstollen au Km 0 suisse en passant par le mémorial Alsace-Moselle de Schirmeck et le Hartmannswillerkopf. Car l’idée reste d’inscrire le futur site dannemarien dans un vrai circuit touristique pouvant mener d’Alsace au Territoire de Belfort et couvrant une période allant de l’Empire allemand de 1871 à la fin de la Seconde Guerre mondiale. Le mémorial dannemarien devrait à lui seul évoquer plusieurs chapitres de cette tumultueuse histoire alsacienne : le redécoupage des frontières et l’administration impériale, la reconquête de la Haute-Alsace dès 1914, la guerre de position dans le Sud Alsace ou la vie des civils en pleine ligne de front. Devraient s’y ajouter des évocations très concrètes de l’histoire locale, comme celles du viaduc de Dannemarie ou du Km 0. Les orientations scénographiques et muséographies du futur mémorial doivent faire l’objet d’une première présentation dès cette semaine. Prévu initialement pour le mois de mars, le démarrage des travaux de réhabilitation est finalement attendu pour le mois de juin. Mais l’ouverture est toujours espérée pour juin 2019, à l’occasion du centenaire de la signature du traité de Versailles entre l’Allemagne et les Alliés.

 

 

 

Légende: Dominique Richert en couleur

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