Mémorial de Haute-Alsace : la collection s’enrichit

Deux pièces d’exception devraient venir étoffer la (riche) collection des Tranchées oubliées qui s’exposera dans le futur Mémorial de Haute-Alsace, à Dannemarie : le képi du premier soldat français mort en 1914, le caporal Jules-André Peugeot, ainsi que les cahiers originaux du Sundgauvien Dominique Richert, auteur d’un récit référence sur la Grande Guerre.

Hier 05:01 par Vivian MILLET , actualisé le 04/07/2018 à 20:46

Les communes de Dannemarie et Joncherey (90) vont signer une convention permettant l’exposition du képi du caporal Jules-André Peugeot, l’une des premières victimes militaires de 1914.DR

«  Nous aurons deux pièces extraordinaires et uniques dans ce mémorial  », se réjouit d’ores et déjà le maire de Dannemarie, qui visualise d’avance les colonnes de touristes sillonnant les travées du futur Mémorial de Haute-Alsace. Un projet à 2 M€ lancé dans la lignée de l’expo sur la Guerre 14-18 de l’association Les Tranchées oubliées, en 2015 et 2016. D’ici juin 2019, le bâtiment en briques rouges hérité de l’époque Peugeot devrait ainsi devenir l’un des hauts lieux du tourisme de mémoire en Sud Alsace, avec «  20 à 25  000 visiteurs par an  » espérés. «  Un vrai projet pour le territoire  » que Paul Mumbach compte défendre bec et ongles (lire ci-contre)…

Le premier soldat français mort en 1914

Un comité de pilotage est à la manœuvre depuis plusieurs mois sous la houlette de la municipalité, en parallèle du travail mené par le comité scientifique réunissant historiens et universitaires, archéologue de la Drac (Direction régionale des affaires culturelles), élus, représentant de l’office de tourisme Sundgau-Sud Alsace ainsi que de plusieurs associations d’Alsace, de Suisse ou d’Allemagne. Une ambition : évoquer à la fois les faits de guerre et souffrances civiles, mais aussi et surtout l’histoire douloureuse de l’Alsace et du Sundgau. Pour ce faire, le futur Mémorial dispose déjà de l’imposante collection des Tranchées oubliées, qui compte entre 10 000 et 15 000 pièces, armes, uniformes, documents d’époque ou autres vestiges du front.