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l’essentiel Les pacifistes audois ont dit  » Stop à la guerre  » au pied de la stèle Louis-Barthas, à Peyriac-Minervois.

Depuis 15 ans, le premier dimanche après le 11 novembre, les pacifistes se réunissent à Peyriac-Minervois pour demander la réhabilitation collective des fusillés pour l’exemple. Cela a encore été le cas cette année au cours d’une petite cérémonie ouverte par quelques mots d’accueil d’Antoine Gils, représentant la municipalité.

Bernard Gils, président du Cercle Louis-Barthas, a déclaré: « Des conflits, il y en aura toujours. Se taper dessus ne sert à rien. Croire que c’est la seule façon de les résoudre est une aberration ». Les interventions suivantes ont vu se succéder Jacques Obriet pour le Mouvement de la paix, puis Henri Bobbola de la Ligue des droits de l’homme, qui a retracé l’historique de « ce combat engagé dès le lendemain de la Grande Guerre […]. Il importe que, plus d’un siècle après, ces soldats intègrent aujourd’hui pleinement notre mémoire collective nationale ». Au nom de la France Insoumise, Philippe Cereca est revenu sur « le précédent projet de loi qui n’a pu aller bout du parcours parlementaire […]. Réparer aujourd’hui l’injustice dont ces hommes furent victimes n’est pas satisfaire une revendication rétrospective anachronique, mais faire droit à une exigence de dignité et de reconnaissance, née au moment même des faits ».

À bas la guerre, vive la paix

Pour les Fédérations nationales de la Libre-pensée et des associations des amis des monuments pacifistes, Brigitte Pastor a rappelé l’avancée obtenue par le vote d’une loi dans le sens de la réhabilitation des 639 fusillés pour l’exemple de 1914-18 à l’Assemblée nationale, que le Sénat a refusée ensuite. « Nous recommencerons sans cesse jusqu’à la victoire », a-t-elle déclaré, en indiquant : « Nous avons bon espoir car cette proposition de loi va être redéposée par le groupe parlementaire Europe écologie Les verts pour qu’elle soit à nouveau soumise au vote des sénateurs. Nous voulons réhabiliter ceux qui hier ont dit « Non » pour pouvoir dire « Non à la guerre aujourd’hui » ».